mercredi 11 mars 2015

L'insurrection poétique

C'est le thème de ce 17éme printemps des poètes. Je pensais ne rien faire ici de spécial pour ce printemps des poétes, vu que je m'active beaucoup à la bibliothèque. Oui mais voilà, la poésie est finalement la seule arme qu'il me reste pour dire ce qui me touche profondément. Alors que le début de semaine a déjà été bien mouvementé, je n'avais pas prévu ce qui m'attendait ce soir en rentrant dans le quartier. A mon arrivée, j'ai vu de la fumée et plus je m'approchais et plus il n'y avait que du vide, là, où quelques heures plus tôt, il y avait de magnifiques arbres, la petite forêt, la cathédrale de verdure comme nous l'appelions tous ici. Les enfants m'ont entendu pleuré et ils sont venus me voir. "On a essayé de leur dire d'arrêter maman, mais ils n'écoutaient pas, ils s'en moquaient. On a rien pu faire, on est désolé."
En rentrant à la maison, j'ai trouvé ce petit texte écrit sur un papier :

"Quand le sang de tes veines retournera à la mer et que la terre de tes os retournera dans le sol alors peut-être te rappelleras tu que cette terre ne t'appartient pas mais que c'est toi qui appartient à cette terre."

Ce soir à la place de la petite forêt, il n'y avait plus rien parce que des hommes ont détruit en quelques heures ce que la nature avait mis des décennies à nous offrir : un petit havre de verdure au coeur de la ville.

Je ne comprend pas ces êtres humains qui ne respectent pas la vie, je ne les comprendrais jamais.

2 commentaires:

  1. Mais qui a fait ça? Des vandales ou des gens de la mairie..?
    Tu parles du petit coin de bois là où tu avais fait le bonhomme de boue..?

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  2. Quoi qu'il en soit, c'est effectivement bien triste...

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